Little Miss Sunshine
Ah la belle surprise! Imaginez, me voilà dimanche soir refusant de regarder la sacro sainte soirée ciné de la télé française et me lançant à corps perdu dans une salle de cinéma pour aller voir Little Miss Sunshine.Et là patatra j'ai passé un très bon moment.
Le pitch: C'est l'histoire d'une famille qui accompagne une petite fille à un concours de beauté en Californie. Simple me direz vous, mais puissant. L'important est la composition de la famille. Il y a tout d'abord le père joué par notre cher Greg Kinnear (vu dans le rôle d'un peintre homosexuel dans Pour le Pire et pour le Meilleur entre autres) qui est obsédé par sa méthode "9 steps" censé transformé quique ce soit en un vrai "winner". La mère, jouée par Toni Collette (révélée au grand public dans The Sixth Sense), un peu débordée est qui essaye tant bien que mal de garder l'unité de sa petite famille. L'oncle dépressif, suicidaire et "#1 Proust scholar in the US" joué par Steve Carrell (que l'on ne présente plus) qui ne se remets par d'une déception amoureuse avec un de ses élèves. Le grand père cocaïnomane, délirant et vulgaire (joué par Alan Arkin). Le frère adolescent ayant fait voeu de silence jusqu'à ce qu'il réussisse l'académie de l'armée de l'air. Et enfin l'adorable petite Olive (Abigail Breslin).
Et voilà tout ce petit monde dans un van WW jaune en direction de la Californie et de son concours Little Miss Sunshine.
Le résultat: Etonnant, moi qui n'apprécie guère les road movies se trouve réconcilié avec le genre. Les personnages, tous au bord de la crise de nerfs, sont bien trempés, hilarants parfois. De voir tous ces personnages, qui ont raté ou qui sont en train de ratter tout, se focaliser sur la participation d'Olive à son concours de beauté afin de dépasser leur loositude est tout simplement jubillatoire.
En clair: "toi le jeune va voir ce film sans crainte".

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